JULIETTE DE SAINT TROPEZ

EDITIONS STOCK

Juliette de Saint – Tropez, c’est l’histoire d’une femme hors-norme, solaire, excessive et contradictoire, grand-mère de Lucas, romancier et narrateur de l’histoire. Elle a toujours été la Reine du clan familial, une sorte de divinité dont tout le monde parlait, parfois avec crainte, parfois avec colère, qui faisait tomber les hommes comme des mouches. Certains ne s’en relevaient jamais. Pourtant ce qui semblait naturel à Lucas enfant finit par l’interroger adulte. Il décide d’enquêter pour comprendre qui elle est et quelle a été sa vie. Jusqu’au jour où Juliette disparait…

Juliette, c’est une enfant qui perd, alors qu’elle n’a que 10 ans, l’homme de sa vie : son père. En pleine seconde guerre mondiale,
Henri meurt bêtement, non pas sur le champ de bataille mais terrassé par une crise cardiaque alors qu’il jouait au billard. Juliette ne s’en remettra jamais… Ce décès brutal va conditionner tout son rapport aux hommes, la conduisant aux lisières de la folie, car pour elle cette mort est impensable, son père ne peut pas avoir disparu… Très vite, Juliette va s’inventer un destin et un personnage, grâce à sa beauté, à son énergie vitale et à son égoïsme… Elle va mettre à profit toutes les révolutions de son époque.. Elle sera une des premières femmes féministes et chefs d’entreprise en France, considérant que la femme moderne ne doit rien s’interdire et qu’elle a le devoir d’être indépendante. Elle se mariera deux fois, divorcera deux fois, accumulera les amants, aura 5 enfants, des chiens, des chats en pagaille, elle collectionnera les Ferrari Rouges et veillera toute sa vie à entretenir sa chevelure blonde à la Brigitte Bardot.. C’est une ogresse, excessive en tout, qui va devenir sa propre romancière sans craindre le mensonge, puisqu’elle a vécu sa vie comme un roman..

Le mensonge justement est l’une de ses marques de fabrique. Avec Juliette, on ne sait jamais quelle est la part de réel et la part de fiction. C’est pour que cela que ce roman est aussi une enquête sur les hommes de sa vie, eux qui sont les grands absents de la mythologie familiale, car elle n’a eu de cesse de les effacer, surtout lorsqu’il s’agissait des pères de ses enfants… parce que, ce qui compte le plus pour Juliette, c’est elle.. Elle entourée de son clan.. un clan de femmes, bien sûr, avec ses 4 filles… Malgré tous leurs efforts, les hommes qui cherchent leur place dans ce clan en sortent toujours affaiblis, dénigrés, invisibles.. Voire morts.. A l’exception de son fils Julien qu’elle idolâtre.

Dans le roman, Lucas, le petit-fils de Juliette, qui est devenu l’écrivain de la famille, lui aussi cherche sa place. Il enquête sur la mémoire du clan, interroge ses tantes, sa mère, son oncle ; recoupe les témoignages, et tente d’écrire l’histoire de cette grand-mère peu commune pour briser la malédiction et enfin se libérer des chaînes familiales. Il est soutenu dans cette aventure difficile par son indispensable éditrice aux grands chapeaux, aux cigarettes fines et aux chihuahuas, Caroline..

En remontant le fil de la vie de Juliette, Lucas comprend qu’il doit revenir sur ces hommes qu’elle a toujours voulu effacer, à commencer par Georges Kowalski, son propre son grand – père, qu’il n’a jamais connu et dont il ne sait presque rien.. Lucas cherche à reconstituer le puzzle familial et à comprendre les ombres et les silences… Il travaille autour de ce vide qu’on lui a laissé en héritage, il essaye de mettre du sens dans tout cela.. Pourquoi les hommes meurent – ils tous, physiquement ou symboliquement, dans cette famille ? Pourquoi Georges Kowalski s’est-il évaporé dans la nature du jour au lendemain au milieu des années quatre-vingt ? Pourquoi Juliette, qui fut si flamboyante et si belle, est partie un jour vivre seule avec ses chiens dans une roulotte près de Saint-Tropez ? Pourquoi Juliette, ce prénom d’héroïne tragique, n’a jamais été son vrai prénom ?

Quelque part, en enquêtant sur sa grand – mère, et plus largement sur sa famille, Lucas enquête sur la vie, et c’est pour moi la fonction du roman. Essayer de comprendre, de mettre du sens, de ne pas rester seul face à ses abandons, ses fantômes et ses angoisses. Essayer de comprendre ce qui fait le sel de l’existence, comment ça marche, pourquoi nous sommes tels que nous sommes, pourquoi nous souffrons..

Cette question résonne évidemment avec mon autre métier, psychanalyste, Avec les patients aussi on enquête, on essaye de comprendre… psychanalyse et roman ne font qu’un dans mon esprit… Que ce soit dans l’écriture ou avec mes patients je suis en enquête et « en quête » toujours…

JULIETTE DE SAINT TROPEZ

EDITIONS STOCK
Ils Témoignent

DOMI C LIRE

Voir l’article

Juliette de Saint-Tropez , c’est avant tout l’histoire d’une femme qui a su faire fi des convenances, des conventions, qui a su, malgré l’époque où elle a vécu, devenir cette femme libre, incomprise et tellement révolutionnaire dans ses élans de vie et de cœur qui l’ont façonnée, à une époque où les femmes mariées restaient mariées et au foyer, malgré les coups et les tromperies du mari. Car les maris pouvaient bien être volages, mais une femme divorcée était forcément une catin, coureuse d’hommes, mauvaise mère.

Juliette que l’on retrouve dans les années 60, cinq enfants et deux maris plus tard, flamboyante sur le port de Saint-Tropez ou dirigeant son entreprise de main de maitre. Cette histoire est passionnante, intrigante, étonnante, car elle est le reflet d’une éducation, d’une époque, d’une soif de liberté à laquelle aspiraient de nombreuses femmes, mais pour lesquelles bien peu ont su, ou pu tout donner pour y parvenir.

Alors je n’ai qu’une envie, c’est de vous dire de lire ce roman, étonnant jusqu’au bout, qui perturbe un peu tant il est le reflet de ce que nos mères ou nous-même peut-être avons vécu ou au contraire pas osé vivre. Et puis ce doute lancinant, tout au long des pages, sur Juliette-Nicole, qui est-elle ? On aimerait tant l’avoir rencontrée…

💙💙💙💙💙

BRICABOOK

Voir l’article

Juliette, femme mystérieuse et magnétique, déteint alors sur la narration, elle semble à la fois si forte et si fragile … Elle emporte son lecteur dans son tourbillon, elle fait fi des conventions, s’en prend plein la figure, mais remonte en selle, mue par une magnifique force. Juliette de Saint-Tropez est un sacré beau portrait de femme, très en avance sur son époque, et en filigrane se dessine aussi des questions sur ce qui nous pousse à écrire, à y mettre parfois notre santé, « seulement » parce que nos tripes nous le réclament.

Juliette, c’est cette comète que certains ont croisé au cours de leur vie et que personne n’oublie. A découvrir.

cestquoicebazar

Voir l’article

Valentin Spitz fait ici à Juliette le magnifique cadeau du roman de sa vie et démontre avec talent à quel point souvent, famille, joies et souffrances sont intrinsèquement mêlés… un grand Bravo à lui !

motspourmots.fr

Voir l’article

Quelle tornade, cette Juliette ! Elle emporte tout sur son passage, et tant pis pour les dommages collatéraux … Mais peut-être qu’il fallait cette force et cette forme d’inconscience pour briser les carcans et ouvrir la voie à de nombreuses femmes. Quoi qu’il en soit, avec un tel destin, il était inévitable de finir en personnage de roman !
Bravo à Valentin Spitz d’avoir réussi à contenir cet ouragan le temps de la coucher sur le papier et de nous la faire rencontrer ; sa vie valait bien un roman.
Editions Stock

Laisser un message